Dimanche passé, j'ai recommencé mes cours de tango argentin à Tango Fabrika. Je m’étais inscrite à un cours d’Inter 1, mais vu qu’il n’y avait pas assez d’étudiants pour le cours du dimanche de ce niveau, ils m’ont mis en Inter 2.
Je m’étais dite : « Pourquoi pas ? Je vais aller essayer le cours, je vais faire de mon mieux et essayer de ne pas prendre les choses trop au sérieux. » Je crois que ça a été : je m’y suis bien régalée !
Cette première leçon m’a éclairée sur beaucoup d’éléments que j’avais pressentis depuis mon début d’apprentissage de cette merveilleuse danse. Notre professeure nous a dit : « Le tango, ce n’est pas une série de pas qu’on exécute machinalement, l’un après l’autre. C’est plutôt entre les pas que ça se passe, hein. C’est entre ce pas et le prochain que quelque chose se passe, qu’on danse… ». Donc, prendre le temps de sentir la musique et de l’exprimer entre deux pas, de décorer avec des petites dentelles lorsqu’on a le temps entre deux pas, etc.
Cela vient exactement confirmer ce que je préfère du tango, que je décrirais comme une poésie qui se vit en mouvement. C’est précisément durant cette appréciation du moment entre un pas et le prochain que se passe toute cette poésie… et plus un tango est lent, plus il me permet de vivre ces moments.
Dans nos cours, on change souvent de partenaires, afin de ne pas prendre l’habitude de danser avec qu’une même personne, afin de pratiquer notre capacité d’écoute des mouvements de l’autre, notre adaptabilité… afin d’apprendre des différents partenaires.
Le dernier partenaire que j’ai eu, j’ai adoré son style de guidage. Ce n’était pas nécessairement un guidage des plus ferme, mais c’était clair tout de même ce qu’il voulait faire. Toujours est-il qu’à un moment donné, comme ça, tout d’un coup, je lui ai demandé s’il faisait du tai-chi. Je voulais dire par là, s’il faisait du tai-chi dans sa vie, en général, ce qui aurait pu se traduire dans son guidage du tango, car il guidait avec une douce fluidité très ancrée dans le moment présent, ce qui était vraiment agréable. Par ailleurs, je pouvais aussi sentir du point de vue des énergies une ardeur contenue, discrète et intense lors de ces dernières danses. Je crois que c’est l’un des moments géniaux en tango où la danse est passée du mental au corps-à-corps. Les pensées se sont échappées pour faire de la place à deux masses d’énergie qui rentrent en symbiose. Dans ces moments-là, c’est comme si on est dans une transe, dans un état de la fièvre de l’âme.
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